Archive

Archive for février 2012

Communiqué du Conseil des ministres du 23 février 2012

Le Conseil des Ministres s’est réuni jeudi 23 Février 2012 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

– Projet de décret abrogeant certaines dispositions du décret n° 2006-126 du 04/12/2006 portant statut des enseignants chercheurs universitaires et hospitalo-universitaires.

Le projet de décret abroge les dispositions des articles 87 du décret 2006-126 portant statut des Enseignants chercheurs universitaires et hospitalo-universitaires afin de permettre aux intéressés de recouvrer l’avancement, le reclassement et la titularisation en attendant l’application des dispositions relatives au reversement des fonctionnaires dans les différents grades correspondants.

– Projet de décret fixant le régime spécifique des concours de recrutement des enseignants de l’enseignement supérieur. Le projet de décret abroge les dispositions de l’article 28 du décret 2006-126 portant statut des Enseignants chercheurs universitaires et hospitalo-universitaires et permet ainsi de remédier aux insuffisances constatées et d’apporter des améliorations significatives au mode de recrutement de ce personnel et à la gestion de sa carrière.

– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Fonds de Garantie Automobile. Le projet de décret met en application les dispositions prises par l’article 345 de la loi 93-040 du 20 juillet 1993 portant code des assurances ; il est relatif à la création et aux modalités de fonctionnement d’un Fonds de Garantie Automobile. Le Fonds de Garantie qui assure une mission d’intérêt général qui permet l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation pour lesquels le responsable est inconnu ou n’est pas assuré, n’avait jamais été mis en place malgré son importance sociale.

Le Premier Ministre a présenté une communication relative à l’état d’avancement du Programme Emel 2012 à Nouakchott et à l’intérieur du pays.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Santé a présenté une communication relative à l’institutionnalisation de la médecine traditionnelle. La communication présente la situation et fait l’état des lieux de la médecine traditionnelle dans le pays.

Enfin le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de la Justice:
Etablissements Publics:

Centre d’Accueil et de Réinsertion Sociale des Enfants en Conflit avec la loi:
Directeur: Mohamed Vall Ould Youssouf, précédemment cadre au Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports.

Ministère de l’Equipement et des Transports:
Administration Centrale:

Direction des Etudes, de la Programmation et de la Coopération:
Directeur: Mohamed Lemine Ould Mokhtar Mbaba, Ingénieur Génie Civil, précédemment Directeur Adjoint des Infrastructures.

Publicités
Catégories :Conseil des Ministres

Confessions d’un jeune adolescent de 15 ans arrêté et détenu en compagnie des étudiants de l’Université de Nouakchott

Le 12 février 2012, vers 18h, alors qu’il s’apprête à quitter son lieu de travail situé à la Médina 3, deux policiers en civil se pointent à son nez, l'embarquent à bord de leur voiture et le conduisent au commissariat de police de Ksar1

Alassane Diallo, 15 ans, fait curieusement  partie des 24 étudiants qui ont été appréhendés par la police dans le cadre de l’affaire des deux bus incendiés de la Société des Transports Publics. Il a été libéré  mardi matin en compagnie de 18 étudiants dont la secrétaire générale adjointe du Syndicat National des Etudiants de Mauritanie Khadijétou Ngaidé.

Le 12 février 2012, vers 18h, alors qu’il s’apprête à quitter son lieu de travail situé à la Médina 3, deux policiers en civil se pointent à son nez. Dans un premier temps, il a cru d’abord qu’ils étaient venus le solliciter pour les besoins d’un dépannage.

« A aucun moment de notre conversation, je n’ai pas soupçonné qu’ils étaient venus me prendre et me conduire au commissariat de police de Ksar1 », explique Alassane Diallo, technicien en électronique, qui ne tardera pas à prendre conscience de la situation dans laquelle, il s’est subitement retrouvé.

« Ils ont commencé à me poser des questions. Puis, ils se sont mis à me donner des paires de giffles et des coups de poing. Ils m’ont accusé de faire partir de ceux qui ont incendiés les bus de l’Etat. Ils m’ont intimidé l’ordre d’avouer mon inculpation. Je n’ai pas cédé à leur tentative d’intimidation. Ils ne se sont pas privés ni gênés de me frapper. Ils nous empêchaient souvent de ne pas prendre nos repas », confie Alassane Diallo.

Selon lui, avant l’ouverture de leur procès ce mardi, au Palais de Justice, le directeur régional de la sûreté de Nouakchott leur aurait dit de ne pas avouer, devant le Procureur de la République, qu’ils ont été maltraités par la Police.

Edité par leducdejoal

Toute reprise d’article ou extrait d’article devra inclure une référence à www.info2larue.wordpress.com

Catégories :A la Une

Touche pas à ma nationalité: « Tous ensemble pour la résistance »

Après l’arrestation de plusieurs dizaines d’étudiants , l’Etat raciste a encore utilisé une justice partiale pour écraser les  opprimés.

Le 21 du mois de Février les étudiants arrêtés comparaissent devant le procureur , le système raciste ne tolère aucune forme de contestation de la part des noirs.

 Après avoir  arrêté et maltraité des étudiants dont des filles ,le système raciste s’est servi d’une justice anti-noir qui a eu une main lourde.Des étudiants noirs sont condamnés à l’emprisonnement .L’Etat raciste renoue avec les méthodes de Taya .

Devant cette situation, le mouvement « touche pas à ma nationalité » dénonce la marginalisation et la discrimination des noirs et apporte son soutien aux étudiants en demandant aux Mauritaniens de se mobiliser pour amener le régime raciste à reculer.

Tous ensemble pour la résistance.

Les forces anti-émeutes dispersent et arrêtent des militants de l’IRA-Mauritanie et des étudiants de l’Université de Nouakchott

Les forces anti-émeutes dispersent et arrêtent des militants de l’IRA-Mauritanie et des étudiants de l’Université de Nouakchott

Les forces anti-émeutes ont violemment dispersé, ce mardi, des étudiants de l’Université de Nouakchott.

Alors qu’ils étaient venus soutenir la marche pour demander la libération des étudiants de l’Université de Nouakchott, six militants de l’IRA-Mauritanie ont été appréhendés par la police et conduit manu militari à la Direction Régionale de la Sûreté de Nouakchott.

La police a réprimé la marche en utilisant des gaz lacrymogènes et en battant les manifestants, a affirmé un étudiant.

« Nous avons le droit de manifester pacifiquement, de soutenir le combat des étudiants. Nous considérons que la Mauritanie est maintenant dans un état de siège, que la répression est de mise, que le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz a choisi la répression pour éliminer tout engagement des populations pour la liberté, le printemps mauritanien qui est en train de faire son chemin », a expliqué  Biram Dah Abeid, président de l’IRA-Mauritanie présent aux côtés des étudiants pour manifester sa solidarité.

Les policiers, déployés à la SOCOGIM PS, ont procédé à des arrestations dans les rangs des étudiants dont la vice-secrétaire générale du Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) Khadijétou Ngaidé qui était activement recherchée par la police à la suite de l’affaire du « drapeau brûlé » à l’Université de Nouakchott.

Edité par leducdejoal

La Mauritanie dirigée par « une poignée d’officiers aventuristes et obscurantistes en mal d’arabité », selon Biram Dah Abeid

Communication de Biram Dah ABEID, Président d’IRA-Mauritanie à la Raddho, face à la presse, à des membres de la société civile et politique sénégalaise

Communication de Biram Dah ABEID, Président d’IRA-Mauritanie à la Raddho, face à la presse, à des membres de la société civile et politique sénégalaise.

Ould Abdel Aziz, le clone avorté de Saddam-Kadhafi, source d’embrasement du Sahel-Sahara

Une apostrophe pour prévenir le pire

Depuis la nuit des temps et jusqu’à deux décennies après la décolonisation, les populations de Mauritanie conjuguaient, avantageusement, la forte imprégnation de la culture et de l’influence arabo-islamique et leur très solide appartenance à l’ensemble sénégambien et, par delà, à l’Afrique noire subsaharienne; c’est à partir de l’avènement des militaires au pouvoir en 1978, que le pays est entré dans une aventure orchestrée par des colonels formés à l’école du tribalisme, peu lettrés, sans visions et obnubilés par les sirènes d’un militantisme identitaire tourné vers l’Arabie sanglante, celles des prétendues « révolutions » autoritaires du Baas et des Nassériens.

Ces orientations coutèrent à la Mauritanie l »unité, la paix, une tentative meurtrière de génocide, bref l’éclatement de la cohésion nationale et un passif humanitaire toujours couvert d’impunité.

La Mauritanie a payé,  cette aventure, de la destruction programmée et méthodique de son enseignement, de son administration et de la dévaluation du personnel de l’Etat dont les différents corps –notamment la justice et le Commandement armé et de sécurité cadre ont été expurgés de toute compétence ou vertu patriotique, au profit des tribus, des clans, des coteries putschistes. La permutation des élites par la violence a accouché d’un mode de gouvernement et d’une mentalité qui banalisent la corruption, le népotisme et la prime à la médiocrité.  La société toute entière, sans exception de segment ethnique ou social, a plongé, durant au moins deux décennies, dans une crise de valeurs retentissante.

Graduellement et parfois à la faveur d’accès violents, la Mauritanie tournait le dos à l’Afrique subsaharienne, donc, à des centaines de millions d’êtres humains auxquels tout la liait ; les populations, arabes, berbères, peulh, soninké, Ouolof, bambara ou Hratin se retrouvaient en rupture avec leur environnement global d’où l’accentuation de la perte de confiance entre elles.

Du jour au lendemain, la Mauritanie se coupa volontairement et absurdement de la CEDEAO, de l’UEMOA ; jour après l’autre, le pays s’employait à son propre isolement, à cause du ressentiment vague et irrationnel d’une poignée d’officiers aventuristes et obscurantistes, en mal d’arabité.

Depuis lors, le parti de l’armée gère la Mauritanie, comme une vache à lait détenue, dans l’enclos, par des fermiers sans foin.

Certes,  le salut s’est profilé à l’horizon lors de l’élection, en 2007, du civil Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi à la présidence de la république ; or, dés que les héritiers de la faction prétorienne – Mohamed Ould Abdel Aziz, Ould Meguett et consort – soupçonnèrent l’orientation du pouvoir démocratique vers un assainissement des relations de l’Etat avec les populations et franges de mauritaniens exposés au racisme et à l’esclavage, la machine à faire du putsch s’est remise à tourner; quant ils ont senti que le chef d’État élu s’orientait vers la réhabilitation de la Mauritanie pour qu’elle reprennent sa place au sein du circuit culturel, économique et politique de l’Afrique, les catilinaires, tapis à l’intérieur même du palais présidentiel, sont vite sortis du bois de la légalité pour mettre un terme brutal au pouvoir né du suffrage universel direct;

Depuis le coup d’Etat militaire  du 6 août 2008, Ould Abdel Aziz tente, cahin-caha, de légitimer son élection intervenue, en 2009, contre une opposition divisée, parfois infiltrée.

Ould Abdel Aziz n’a jamais mesuré combien plusieurs pays d’Afrique noire, bien plus que le Maghreb et tout le monde arabe, accueillent des centaines de milliers, de mauritaniens actifs ; là, travaillent – et rapatrient leur revenus – plus de ressortissants nationaux que l’on en dénombrerait dans la fonction publique.

Tous les voisins noirs-africains de la Mauritanie sont victimes de la politique chauvine, belliciste et du chantage que Ould Abdelaziz leur impose, à l’exemple de son cornac et mentor, le dictateur Ould Taya.

– Ainsi, suivant la doctrine de la razzia, qui ne reconnait pas les frontières,  l’armée – mauritanienne s’est engagée dans une guerre mondiale contre Aqmi, sur le territoire d’un Etat tiers et sans son consentement.  Sans se prononcer sur les motivations de celle-ci, il y a lieu de constater que la rébellion contre le centre de pouvoir à Bamako prend régulièrement ses quartiers, à Nouakchott.

-Ce faisant, Ould Abdel Aziz tente de s’approprier l’influence de son ex protecteur et inspirateur Kadhafi dans la sous-région ; ainsi, sans considération du péril, compromet-il la vie, la quiétude et les intérêts de centaines de milliers de mauritaniens en Afrique.

-Les relations avec le Sénégal vont d’incident en incident et les sénégalais vivants chez nous ont lourdement pâti du pouvoir de cette seconde génération des militaires, peu enclin à accepter l’africanité de la Mauritanie.

La politique irrationnelle du Général Ould Abdel Aziz s’enracine dans la même méconnaissance de l’histoire et reproduit les mêmes préjugés que son initiateur et prédécesseur Ould Taya, auteur, en 1989, de la tragédie où des centaines de milliers de foyers mauritaniens et sénégalais se débattent, encore, à ce jour.

C’est pour prévenir le pire que IRA-Mauritanie lance un appel à toutes les forces mauritaniennes, civiles, politiques, militaires ou paramilitaires, à l’extérieur ou l’intérieur, de se rassembler au sein du Conseil national de transition, en Mauritanie, projet de sursaut national dont la mise en œuvre a commencé par une intense campagne de consultations entre les véritables acteurs du changement;

Cette initiative s’adresse aussi à tous les Etats – africains d’abord – susceptibles d’aider la Mauritanie,, à se débarrasser du dernier régime Saddamo-Kaddafiste dans le monde, un anachronisme personnifié par le chef de la junte militaire, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz.

La main tendue vise, en premier les pays arabes libres, dont la dynamique d’émancipation trouve son prolongement, naturel, dans les  mouvements radicaux de la jeunesse mauritanienne.

Le cri de détresse sera entendu en France pour qu’elle fasse preuve de plus de lucidité, de discernement et de respect pour les Africains car l’on ne peut contribuer au départ de Kadhafi et de Assad, demander à Abdoulaye Wade de partir et continuer à soutenir Ould Abdel Aziz lequel viole la dignité des mauritaniens; malmène leur doit à la nationalité, leur droit à la justice, leur droit à l’affranchissement de l’esclavage, leur droit à la paix dans la justice, leur droit universel à la réparation du crime; Le Général Ould Abdel Aziz ne mérite pas d’exceptions à l’éthique, à la paix et à la stabilité dans la sous-région.

La France, les Etats Unis d’Amérique et l’Espagne poissonnière doivent enfin savoir que le maintien de Aziz et de sa junte militaire, au pouvoir, ne contribue, nullement à l’éradication du terrorisme, bien au contraire ; la politique de Aziz constitue le vecteur sûr de sa propagation et mine la cohésion de l’environnement régional.

Ceci est une alerte, un acte préventif de guerre et de destruction.

Le 09. 02 .2012

Dakar, Sénégal

 

Communiqué de Presse de Touche pas à ma Nationalité après la libération de son leader

Abdoul Birane Wane, coordinateur du Mouvement "Touche pas à ma nationalité"

Le mouvement Touche pas à ma nationalité (TPMN) se félicite de la libération, le 08 février 2012, de son coordinateur, M. Wane Abdoul Birane, après 5 jours de détention arbitraire. Cette libération est intervenue  après une brève audition diligentée par le  Procureur de la République qui  a décliné les fallacieux chefs d’accusation portés contre M. Wane.  Les  faits imaginaires montés par la police du système pour compromettre et condamner notre coordinateur n’ont  pu résister devant la vérité. 

Le contraire aurait été une aubaine pouvant donner au régime le parfait alibi lui permettant d’envoyer le leader de TPMN en taule. Par ailleurs,  l’élargissement intervenu, au même moment, des étudiants arrêtés et soumis à des mauvais traitements suite aux  troubles qui ont secoué l’université, est venu, une fois de plus, démentir la campagne orchestrée contre eux pour détourner la grève de l’université de ses véritables causes.
 Tout en regrettant de tels comportements dignes d’un pouvoir vomi par son peuple et qui  continue, pour sa survie, d’user  des pratiques éculées, anachroniques et désespérés, TPMN exprime sa solidarité agissante et son soutien indéfectible aux revendications  légitimes des étudiants  de l’université.
TPMN adresse ses remerciements les plus sincères à tous ceux qui se sont solidarisés avec le coordinateur du mouvement durant son arrestation, notamment les militants et sympathisants du mouvement, les organisations de défense des droits de l’homme, les mouvements IRA et le M25,le collectif des enfants des victimes, l’Ordre National des Avocats, la presse nationale et internationale, les partis politiques de l’opposition (COD), le MPR et l’AJD, les associations et structures de jeunes et les centrales syndicales estudiantines.
Cet élan de solidarité national et international a consacré le triomphe de la vérité sur l’injustice. A cet égard TPMN :
   Rappelle la nature pacifique de son combat et son rejet catégorique de la violenceainsi que son attachement à la paix et à l’unité sacrée de notre peuple dans le respect de la diversité et des spécificités culturelles de chacune de ses composantes respectives ;

–  réitère sa ferme détermination à poursuivre son  combat contre la tyrannie, l’arbitraire, le racisme, l’exclusion, l’inégalité des chances et le déni de citoyenneté ;

– condamne le recours systématique à la répression barbare et brutale qu’exerce l’Etat raciste et son système chauvin contre les populations et la confiscation des libertés et des droits de celles-ci ;

    réaffirme sa volonté de continuer à dénoncer le mensonge et la supercherie du pouvoir sectaire pour détourner l’opinion publique nationale et internationale de la situation gravissime qui sévit dans le pays ;

 – invite  les acteurs politiques, les Ongs des droits de l’homme, la presse et l’ensemble des forces vives de la Patrie à se mobiliser contre la répression des activistes politiques, des défenseurs des droits de l’homme et des victimes de  l’arbitraire et des injustices de tout ordre ;

–  Invite et encourage les étudiants et l’ensemble des  jeunes du pays  à travailler ensemble, dans l’unité et la cohésion, afin que leurs légitimes revendications et leurs aspirations patriotiques soient entendues et satisfaites.  

                                                                                                                                                                                                                  Nouakchott, le 11/02/12