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Archive for août 2011

Sélibaby: Une jeune femme de 28 ans porte plainte contre son mari à la Brigade des mineurs

Nouakchott, 30 août (Info2larue)- Lundi matin, une jeune femme de 28 ans, mère de trois enfants, a déposé une plainte contre son mari à la Brigade spéciale chargée des mineurs en conflit avec la loi.

Cette jeune femme est originaire de Sélibaby, dans le sud de la Mauritanie, à 630 km de Nouakchott.

Devant les enquêteurs de la Brigade Spéciale chargée des mineurs en conflit avec la loi, elle aurait expliqué que son mari, qui a arraché leurs trois enfants dont un bébé de 11 mois qui tête, n’arrête pas de la maltraiter et de l’agresser physiquement et verbalement.

Le mari qui vit à Sélibaby sera convoqué la semaine prochaine au Tribunal de Sélibaby pour répondre aux accusations portées contre lui par son épouse qui, semblerait-il, réclame le divorce.

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Le général Mohamed Ould El Hady irrite les défenseurs d’une Mauritanie égalitaire et de justice

30 août 2011 1 commentaire

Les BIG BOSS de la Police mauritanienne

Nouakchott, 30 août (Info2larue)- L’indignation est vite montée d’un cran après le vaste mouvement au niveau des directions régionales de la sûreté. Dimanche, le Directeur Général de la sûreté nationale, le général Mohamed Ould El Hady, a entrepris de nouvelles nominations à la tête des directions régionales de la sûreté du pays. Le nouvel organigramme de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) se dessine comme suit:

– Le général Mohamed Ould El Hady, Directeur Général de la Sûreté Nationale

– Sidi Ould Sidi Mohamed, Directeur Générale de la Sûreté de l’Etat

– Mohamed Lemine Ould Ahmed, Directeur général adjoint de la Sûreté Nationale

– Mohamed Ould Denna, directeur de la formation à la Direction Générale de la Sûreté Nationale

– Commissaire Tfagha Inalla Ould Mohamed Salem, directeur des ressources humaines ;

– Valy Ould Taleb, directeur de l’école nationale de police,

– Yehefdhou Ould Amar, nouveau DRS du Brakna ;

– Ahmedou Ould Mohamed, nouveau DRS du Hodh Chargui,

– Mohamed Mahmoud Ould El Hacen, DRS de l’Inchiri ;

– Chriv Ould Chriv El Moctar, nouveau DRS du Tiris Zemmour ;

– Mohamed Ali Ould Hemeida, nouveau DRS du Hodh El Gharbi ;

– Mohamed Ould El Houssein, nouveau DRS du Gorgol ;

– Mohamed Abdallahi Ould Taleb, nouveau DRS du Trarza ;

– Mohamed Ould Ahmed Jeddou, nouveau DRS du Guidimagha ;

– Boibenni Ould Sidi Lemine, nouveau DRS en Assaba ;

– Vadhili Ould Nagi , nouveau DRS de la wilaya de Nouakchott. Il occupait jusque-là le poste de Conseiller du DGSN ;

– Ahbou Ould Etheimine, nouveau DRS de l’Adrar ;

– Fodé Draman, nouveau DRS du Tagant.

Ces nominations ont scandalisé certains activistes des Droits de l’Homme dont le président de l’IRA-Section-Europe Abidine Merzough qui est monté au créneau pour dénoncer leur caractère raciste.

« Le régime mauritanien vient de confirmer sa détermination à poursuivre sa politique de ségrégation tant dénoncée par IRA et á exclure les cadres de sa composante noire, les haratines et les négro-africains, des postes clefs de décision dans les différents corps de l’Etat notamment les appareil judiciaire, administratif et sécuritaire », a dénoncé lundi, dans un communiqué de presse, Abidine Merzough.

Le Président de l’IRA-Section-Europe s’est indigné du fait que la totalité de tous les postes des directeurs généraux de la sûreté nationale et régionale soit sous le contrôle des éléments chauvins et racistes de l’ethnie Arabo-berbère.

Il a accusé par ailleurs le Directeur Général de la sûreté nationale de perpétuer « une administration de discrimination etniciste, hostile et coloniale, taillée sur mesure pour maintenir un système de domination, d’exclusion et de marginalisation qui en dit long sur l’oppression arabe que subissent la majorité des mauritaniens ».

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850 351 527 ouguiyas pour régler les droits suspendus de 974 personnes radiées de l’armée, de la gendarmerie et de la garde

Ahmedou Ould Idey OuId Mohamed Radhi, Ministre de la défence

Nouakchott,  29 août 2011 (Info2larue)-  Le ministère de la défense nationale a entamé dimanche le règlement des droits suspendus de 974 personnes radiées de l’armée, de la gendarmerie et de la garde pendant la période située entre 1981 et 2004, a annoncé dimanche l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), agence officielle.

Cette décision concernerait les victimes des événements qu’a connus la Mauritanie en 81, 82, 89, 90, 91, 2003 et 2004 dans les corps de l’armée, de la gendarmerie et de la garde.

Elle coûtera à l’Etat 850 351 527 ouguiyas et permettra aux dites personnes de bénéficier, dans le cadre de ce règlement définitif de décisions de retraites à compter de la date de leur radiation de l’armée et d’un chèque des arriérés correspondant à ce taux pour ceux qui ont atteint la retraite ainsi qu’une décision de retraite exceptionnelle sans arriérés pour ceux qui ont été radiés avant d’atteindre la retraite.

« C’est la seconde et dernière étape du règlement global et définitif du dossier du passif humanitaire au niveau de l’institution militaire après la fin de la phase qui concernait les morts et les disparus », a expliqué le secrétaire général du ministère de la défense nationale, le Général de brigade Ahmed Ould Bekrine.

« Les mesures prises dans le cadre du dossier du passif humanitaire sont convenus par voie de concertation et d’accord préalables entre les plaignants et la commission chargée du règlement de ce dossier avant le début d’exécution du règlement définitif », a ajouté Ahmed Ould Bekrine.

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Selon lui, « Un Noir ne peut pas faire en Mauritanie une carrière digne de ce nom »

Nouakchott, 28 août (Info2larue)- « Le parquet de la République est composé de 7 procureurs et 6 substituts. Tous sont issus de la communauté arabo-berbère. La Cour d’Appel est composée de 5 chambres. Un président pour chaque chambre et 2 assesseurs. Tous, c’est des Arabo-berbères.

Le tribunal de Nouakchott est composé de 7 Cabinets d’instruction. Les 7 juges sont tous des arabo-berbères. La Cour Criminelle est composée d’un Président, de 2 assesseurs et  2 jurés. Tous, c’est des arabo-berbères. La Chambre Correctionnelle est composée d’un Président et deux assesseurs.

Tous, c’est des arabo-berbères. Le procureur général près de la Cour d’Appel ainsi que ses trois substituts sont tous des Arabo-berbères. Le procureur général près de la Cour Suprême et ses 5 substituts sont tous des Arabo-berbères sauf un seul Peul qui a peur de saluer les Noirs quand il est dans le Tribunal sinon il sera taxé de raciste.

Le président de la chambre d’accusation  près de la Cour d’Appel ainsi que tous ceux qui sont avec lui sont des Arabo-berbères.

Vous savez qu’un Noir ne peut pas faire en Mauritanie une carrière digne de ce nom. Il ne peut faire une carrière que par le mensonge, le faux témoignage comme le font les gens parmi nous qui témoignent contre nous, qui font usage de faux contre nous et qui témoignent contre nous par leur corps.

Mais, un Noir mauritanien ne peut faire une carrière que lorsqu’il est à l’étranger. Ça s’est de l’apartheid. Ça s’est pire que l’apartheid. Nous sommes des Noirs et tous ceux qui nous jugent sont des Arabo-berbères. Maintenant, c’est une ethnie qui juge une autre. Nous, sommes les prisonniers et eux, ils sont les juges. »

Propos tenus par Birame Ould Dah Ould Abeid, président de l’IRA-Mauritanie, lors d’une conférence de presse organisée le 10 août 2011, au FONADH.

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Elle va retourner à son pays qu’elle avait quitté

Nouakchott, 27 août (Info2larue)– Une jeune femme nigériane de 25 ans va rentrer chez elle, grâce à l’appui du Commissariat aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile qui lui aurait remis la somme de 200.000 UM.

Cette jeune femme nigériane, mère de deux enfants, avait quitté son pays pendant les troubles inter-religieux intervenus au Nigeria, au mois de décembre 2010.

Elle s’était installée avec son mari en Mauritanie. Quelques mois, plus tard, après le retour au calme, son mari est retourné au Nigeria, l’abandonnant toute seule ainsi que leurs deux enfants, l’un âgé de trois ans (un handicape physique) et l’autre de plus d’un an.

Elle s’est retrouvée du coup dans la rue, menant une vie d’enfer. Lundi, elle a expliqué à Terre des Hommes qu’elle voulait rentrer. Elle sera ensuite confiée à l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF).

Par ailleurs, l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) a été aussi saisie dans le cadre de cette affaire.

Les procédures de rapatriement seront entamées dans le début de cette semaine. Elle pourra ainsi rejoindre son mari qui vivrait à Lagos, après avoir passé moins d’une année en Mauritanie.

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Riyad : Un mari drogueur menace de mort sa femme

Nouakchott, 27 août (Info2larue)– Jeudi, une jeune femme de 28 ans, s’est plainte de son mari. Elle affirme être régulièrement menacée de mort par son mari.

Cet homme souffrirait d’un déficit mental.

Il s’en prend souvent à sa femme en l’insultant, en la maltraitant et en la violentant. Aujourd’hui, la jeune femme a quitté son domicile conjugal et déclare n’avoir plus envie de retourner auprès de son mari.

Lundi dernier, ce dernier l’avait convoquée ainsi que son beau-père au commissariat de police de PK au motif que celui-ci serait derrière la mise en fuite de sa femme du foyer conjugal.

Par ailleurs, la jeune femme s’est, maintes fois, plainte de son mari auprès de la police et du cadi de Riyad. Cela n’a pas poussé son mari, qui aurait connu une jeunesse difficile, à arrêter de rendre la vie compliquée à sa femme.

La jeune femme, mère de deux enfants, accuse son mari d’avoir tenté de l’agresser alors qu’elle se trouvait chez ses parents qui vivent à Riyad.

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‘Les policiers m’ont traité de chien’, raconte un miltant de l’IRA

Amnesty International exhorte la Mauritanie à annuler la condamnation de militants anti esclavage

Amnesty International vient d’exhorter, dans un communiqué publié le 23 août 2011, la Mauritanie à annuler la condamnation des militants antiesclavagistes de l’IRA-Mauritanie. Voici l’intégralité du communiqué:

Les autorités mauritaniennes doivent annuler les peines de prison prononcées contre quatre militants anti esclavage qui avaient protesté contre l’asservissement d’une fillette de 10 ans, a déclaré Amnesty International mardi 23 août.

Ces quatre hommes, qui appartiennent à une ONG luttant contre l’esclavage, ont été arrêtés le 4 août pour « rassemblement interdit » et « rébellion ». Un tribunal de Nouakchott les a condamnés lundi 22 août à des peines de six mois de prison avec sursis.

« Condamner des personnes ayant simplement exercé leur droit de manifester pacifiquement est une parodie de justice », a déclaré Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d’Amnesty International.

« La réaction très sévère des autorités mauritaniennes face au travail de ces militants laisse supposer qu’elles cherchent à dissimuler le fait que l’esclavage existe bel et bien dans le pays ».

Ces quatre militants, tous membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA), sont Tourad Ould Zeid, Cheikhna Ould Cheyakh, Moulay Abdel Karim Touré et Moctar Ould Mohamed.

Bien qu’elle essaie de se faire enregistrer officiellement, l’IRA n’est pas reconnue par les autorités.

Après avoir découvert le mois dernier qu’une fillette de 10 ans était maintenue en esclavage par une femme à Nouakchott, l’IRA a signalé le cas à la police.

Les militants affirment que cette femme a été arrêtée et inculpée pour asservissement de mineure, mais qu’elle a ensuite été libérée à titre provisoire à la condition qu’elle se présente au poste de police chaque semaine. La fillette serait toujours portée disparue.

« Il est profondément choquant que les autorités mauritaniennes punissent des personnes qui portent plainte contre des esclavagistes présumés de peines avec sursis, les exposant ainsi à un risque d’emprisonnement si jamais elles essaient de protester de nouveau. Les autorités mauritaniennes doivent immédiatement annuler ces condamnations », a ajouté Erwin van der Borght.

Un autre militant de l’IRA ayant pris part à l’action de protestation du 4 août a dit à Amnesty International que la police l’avait frappé lors de son arrestation.

Il a été maintenu en détention pendant cinq jours à la prison de Dar Naïm, à Nouakchott, mais a été acquitté par le tribunal lundi 22 août.

« Ils m’ont donné des coups de pied avec leurs grosses bottes et m’ont mis des coups de poing, m’obligeant à entrer dans une cellule en utilisant du gaz lacrymogène », a-t-il dit.

« Au bout de 10 minutes, je me suis évanoui. Les policiers m’ont traité de chien. Ma main gauche était enchaînée à ma jambe gauche et je ne recevais pour toute nourriture que du pain et de l’eau. »

L’esclavage a officiellement été aboli en Mauritanie en 1981. Il n’a été érigé en infraction pénale qu’en août 2007. Depuis lors, aucune affaire n’a été portée devant les tribunaux, bien que des ONG, dont l’IRA, recueillent régulièrement des informations sur des pratiques s’apparentant à l’esclavage.

Les militants de l’IRA sont fréquemment pris pour cible pour leur travail sur l’esclavage en Mauritanie.

En décembre 2010, huit militants anti esclavage ont été arrêtés après avoir rendu public le cas de deux jeunes filles semble-t-il forcées à travailler comme servantes.

En janvier 2011, trois de ces militants ont été condamnés à une peine d’un an de prison, dont six mois avec sursis.

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