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La Mauritanie dirigée par « une poignée d’officiers aventuristes et obscurantistes en mal d’arabité », selon Biram Dah Abeid

Communication de Biram Dah ABEID, Président d’IRA-Mauritanie à la Raddho, face à la presse, à des membres de la société civile et politique sénégalaise

Communication de Biram Dah ABEID, Président d’IRA-Mauritanie à la Raddho, face à la presse, à des membres de la société civile et politique sénégalaise.

Ould Abdel Aziz, le clone avorté de Saddam-Kadhafi, source d’embrasement du Sahel-Sahara

Une apostrophe pour prévenir le pire

Depuis la nuit des temps et jusqu’à deux décennies après la décolonisation, les populations de Mauritanie conjuguaient, avantageusement, la forte imprégnation de la culture et de l’influence arabo-islamique et leur très solide appartenance à l’ensemble sénégambien et, par delà, à l’Afrique noire subsaharienne; c’est à partir de l’avènement des militaires au pouvoir en 1978, que le pays est entré dans une aventure orchestrée par des colonels formés à l’école du tribalisme, peu lettrés, sans visions et obnubilés par les sirènes d’un militantisme identitaire tourné vers l’Arabie sanglante, celles des prétendues « révolutions » autoritaires du Baas et des Nassériens.

Ces orientations coutèrent à la Mauritanie l »unité, la paix, une tentative meurtrière de génocide, bref l’éclatement de la cohésion nationale et un passif humanitaire toujours couvert d’impunité.

La Mauritanie a payé,  cette aventure, de la destruction programmée et méthodique de son enseignement, de son administration et de la dévaluation du personnel de l’Etat dont les différents corps –notamment la justice et le Commandement armé et de sécurité cadre ont été expurgés de toute compétence ou vertu patriotique, au profit des tribus, des clans, des coteries putschistes. La permutation des élites par la violence a accouché d’un mode de gouvernement et d’une mentalité qui banalisent la corruption, le népotisme et la prime à la médiocrité.  La société toute entière, sans exception de segment ethnique ou social, a plongé, durant au moins deux décennies, dans une crise de valeurs retentissante.

Graduellement et parfois à la faveur d’accès violents, la Mauritanie tournait le dos à l’Afrique subsaharienne, donc, à des centaines de millions d’êtres humains auxquels tout la liait ; les populations, arabes, berbères, peulh, soninké, Ouolof, bambara ou Hratin se retrouvaient en rupture avec leur environnement global d’où l’accentuation de la perte de confiance entre elles.

Du jour au lendemain, la Mauritanie se coupa volontairement et absurdement de la CEDEAO, de l’UEMOA ; jour après l’autre, le pays s’employait à son propre isolement, à cause du ressentiment vague et irrationnel d’une poignée d’officiers aventuristes et obscurantistes, en mal d’arabité.

Depuis lors, le parti de l’armée gère la Mauritanie, comme une vache à lait détenue, dans l’enclos, par des fermiers sans foin.

Certes,  le salut s’est profilé à l’horizon lors de l’élection, en 2007, du civil Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi à la présidence de la république ; or, dés que les héritiers de la faction prétorienne – Mohamed Ould Abdel Aziz, Ould Meguett et consort – soupçonnèrent l’orientation du pouvoir démocratique vers un assainissement des relations de l’Etat avec les populations et franges de mauritaniens exposés au racisme et à l’esclavage, la machine à faire du putsch s’est remise à tourner; quant ils ont senti que le chef d’État élu s’orientait vers la réhabilitation de la Mauritanie pour qu’elle reprennent sa place au sein du circuit culturel, économique et politique de l’Afrique, les catilinaires, tapis à l’intérieur même du palais présidentiel, sont vite sortis du bois de la légalité pour mettre un terme brutal au pouvoir né du suffrage universel direct;

Depuis le coup d’Etat militaire  du 6 août 2008, Ould Abdel Aziz tente, cahin-caha, de légitimer son élection intervenue, en 2009, contre une opposition divisée, parfois infiltrée.

Ould Abdel Aziz n’a jamais mesuré combien plusieurs pays d’Afrique noire, bien plus que le Maghreb et tout le monde arabe, accueillent des centaines de milliers, de mauritaniens actifs ; là, travaillent – et rapatrient leur revenus – plus de ressortissants nationaux que l’on en dénombrerait dans la fonction publique.

Tous les voisins noirs-africains de la Mauritanie sont victimes de la politique chauvine, belliciste et du chantage que Ould Abdelaziz leur impose, à l’exemple de son cornac et mentor, le dictateur Ould Taya.

– Ainsi, suivant la doctrine de la razzia, qui ne reconnait pas les frontières,  l’armée – mauritanienne s’est engagée dans une guerre mondiale contre Aqmi, sur le territoire d’un Etat tiers et sans son consentement.  Sans se prononcer sur les motivations de celle-ci, il y a lieu de constater que la rébellion contre le centre de pouvoir à Bamako prend régulièrement ses quartiers, à Nouakchott.

-Ce faisant, Ould Abdel Aziz tente de s’approprier l’influence de son ex protecteur et inspirateur Kadhafi dans la sous-région ; ainsi, sans considération du péril, compromet-il la vie, la quiétude et les intérêts de centaines de milliers de mauritaniens en Afrique.

-Les relations avec le Sénégal vont d’incident en incident et les sénégalais vivants chez nous ont lourdement pâti du pouvoir de cette seconde génération des militaires, peu enclin à accepter l’africanité de la Mauritanie.

La politique irrationnelle du Général Ould Abdel Aziz s’enracine dans la même méconnaissance de l’histoire et reproduit les mêmes préjugés que son initiateur et prédécesseur Ould Taya, auteur, en 1989, de la tragédie où des centaines de milliers de foyers mauritaniens et sénégalais se débattent, encore, à ce jour.

C’est pour prévenir le pire que IRA-Mauritanie lance un appel à toutes les forces mauritaniennes, civiles, politiques, militaires ou paramilitaires, à l’extérieur ou l’intérieur, de se rassembler au sein du Conseil national de transition, en Mauritanie, projet de sursaut national dont la mise en œuvre a commencé par une intense campagne de consultations entre les véritables acteurs du changement;

Cette initiative s’adresse aussi à tous les Etats – africains d’abord – susceptibles d’aider la Mauritanie,, à se débarrasser du dernier régime Saddamo-Kaddafiste dans le monde, un anachronisme personnifié par le chef de la junte militaire, le Général Mohamed Ould Abdel Aziz.

La main tendue vise, en premier les pays arabes libres, dont la dynamique d’émancipation trouve son prolongement, naturel, dans les  mouvements radicaux de la jeunesse mauritanienne.

Le cri de détresse sera entendu en France pour qu’elle fasse preuve de plus de lucidité, de discernement et de respect pour les Africains car l’on ne peut contribuer au départ de Kadhafi et de Assad, demander à Abdoulaye Wade de partir et continuer à soutenir Ould Abdel Aziz lequel viole la dignité des mauritaniens; malmène leur doit à la nationalité, leur droit à la justice, leur droit à l’affranchissement de l’esclavage, leur droit à la paix dans la justice, leur droit universel à la réparation du crime; Le Général Ould Abdel Aziz ne mérite pas d’exceptions à l’éthique, à la paix et à la stabilité dans la sous-région.

La France, les Etats Unis d’Amérique et l’Espagne poissonnière doivent enfin savoir que le maintien de Aziz et de sa junte militaire, au pouvoir, ne contribue, nullement à l’éradication du terrorisme, bien au contraire ; la politique de Aziz constitue le vecteur sûr de sa propagation et mine la cohésion de l’environnement régional.

Ceci est une alerte, un acte préventif de guerre et de destruction.

Le 09. 02 .2012

Dakar, Sénégal