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Le président du parti Hamam n’apprécie pas la manière dont Mohamed Ould Abdel Aziz combat le terrorisme

Mohamed Ould Sid’Ahmed Lekhal, président du parti Hamam

Le chemin emprunté par la Mauritanie pour lutter contre le terrorisme n’est pas un chemin légal et est très mal approprié, a déclaré mercredi, à l’après-midi, le président du parti Hamam Mohamed Ould Sid’Ahmed Lekhal.

Pour ce retraité de l’armée mauritanienne, « si on veut combattre le terrorisme sur le plan militaire, on doit avoir des unités prépositionnées, envoyer des éléments légers de reconnaissance et une fois qu’on découvre la présence d’un élément, on envoie une force de frappe pour le liquider. Mais, le chercher dans le désert comme si on cherchait une aiguille dans l’eau, c’est vraiment une aberration sur le plan militaire ».

A en croire le président du parti Hamam, la Mauritanie a d’autres chats à fouetter que de combattre le terrorisme en dehors de ses frontières.

« Un pays pauvre comme le nôtre ne doit pas dépasser ses frontières pour aller combattre le terrorisme ailleurs. Compte tenu de nos moyens, nous devons être réalistes. Si, on a des moyens à jeter par les fenêtres, on devait d’abord les donner à notre peuple qui souffre de misère, de pauvreté et de maladies », a indiqué Mohamed Ould Sid’Ahmed Lekhal.

Le président du parti Hamam n’y est pas allé par quatre chemins pour enfoncer le clou en déclarant que « nos militaires qui combattent contre le terrorisme ont le moral assez bas ».

« Ils ne conçoivent pas qu’on puisse combattre en dehors de nos frontières. Ce n’est pas justifié. J’en connais quelque chose. Quand vous combattez quelqu’un à l’extérieur de vos frontières, naturellement, les combattants que vous dirigez ne sont pas convaincus de l’utilité de ce que vous faites. Quand un combattant n’est pas convaincu de ce que vous faites, vous échouez à l’avance », a révélé cet ancien combattant de la guerre du Sahara.

Edité par leducdejoal

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Aminétou Mint El Moktar se gausse des routes de Mohamed Ould Abdel Aziz

13 mars 2012 1 commentaire

Aminétou Mint El Moktar, présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF)

Dimanche, lors d’une conférence sur « Les filles domestiques mineures », à l’Institut Français de Mauritanie (IFM), la présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) Aminétou Mint El Moktar a dit haut et fort ce qu’elle pensait des chantiers de Mohamed Ould Abdel Aziz notamment dans le domaine des routes.

« Le peuple mauritanien a besoin d’abord de manger. Quand on n’a pas de routes, on ne va pas en mourir. Mais, quand on ne mange pas, on peut en mourrir », a caricaturé la présidente de l’Assocaition des Femmes Chefs de Famille (AFCF).

Aminétou Mint El Moktar a par ailleurs plaidé en faveur d’un Etat de droit reposant sur une justice égalaitaire de même que respectant les conventions internationales en matière de protection de la femme tout en dénonçant l’impunité constatée à propos des violences et maltraitances dont sont victimes les femmes mauritaniennes.

Edité par leducdejoal

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Biram Ould Dah pose des conditions pour participer à la marche de la Coordination de l’Opposition Démocratique

11 mars 2012 2 commentaires

Biram Ould Dah a affirmé samedi soir qu’il ne participait pas à la marche de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) prévue ce lundi à Nouakchott. Il a justifié ce choix par le refus de la part de la COD  « d’aller à Inal » et « de traîner les pieds » en ce qui concerne la mise en place du Conseil National de Transition (CNT) qu’il a annoncé à la fin du mois de janvier 2012, à Nouakchott.

« Si la COD est seulement animée par la volonté de destituer Mohamed Ould Abdel Aziz, cela ne peut pas nous faire marcher. Il faut en plus qu’elle soit animée de la volonté explicite et claire de mettre un terme à l’esclavage, de réparer les crimes de l’esclavage, de déportation, de radiation », a expliqué Biram Ould Dah.

« Il faut que cette COD soit prête à mettre un terme à la gabegie et à sanctionner les crimes économiques. Il faut qu’elle soit prête à transformer radicalement la Mauritanie pour que la gouvernance soit une gouvernance citoyenne mais qu’elle ne soit pas une gouvernance ethnique et de classe, que cessent les privilèges pour une communauté au détriment des autres », a ajouté le président de l’IRA-Mauritanie.

Biram Ould Dah s’est dit prêt à « s’asseoir sur la table des discussions » une fois que ces conditions sus-mentionnées seront prises en compte par la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) dans ses « termes d’actions et ses objectifs pour un changement radical ».

Edité par leducdejoal

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Déclaration du Regroupement des Victimes des Evènements 89/91

Par correspondance S/N en date du 14/02/2012, le Président du REVE 89/91 (Regroupement des victimes des Evénements 89/91) a sollicité une audience pour une délégation de cinq membres du Bureau Exécutif auprès de la Ministre de la Fonction Publique afin de s’enquérir de l’état d’avancement du dossier  des fonctionnaires et agents de l’Etat qui en sa possession depuis plusieurs mois d’une part, ainsi que le sort réservé aux cadres et agents des Etablissements Publics, tous victimes des Evénements de 1989-1991 qui n’ont pas été recensés.

Donc c’est seulement le Mercredi 29 février 2012 à 13 heures que le Président a été saisi par le secrétaire particulier par téléphone, annonçant que l’audience demandée est prévue pour 14 heures. Selon ce dernier la Ministre ne reçoit qu’une seule personne en l’occurrence le Président du REVE et non la délégation composée de cinq personnes.

Face à cette situation surprenante et après un dialogue avec le particulier, un consensus a été trouvé à savoir que la délégation sera composée de 3 membres  du Bureau Exécutif et que l’audience aura lieu à 14 30 mn afin d’informer les membres de la délégation, il s’agit de :  Messieurs  Sarr Mamadou Moctar et Touré Harouna tous deux membres de Bureau Exécutif et membres également de la Commission Nationale chargée du Recensement des fonctionnaires et agents de l’Etat victimes de 89/91  Président du REVE.

Suite à ce consensus, nous nous sommes rendus au cabinet de la Ministre à 14 heures 20 et sommes restés dans la salle d’attente avec plus de trente minutes de retard sur  l’horaire prévu. Mais à notre grande surprise au moment de rentrer dans le bureau de la Ministre, le secrétaire particulier nous annonce péremptoire que la Ministre ne reçoit que le Président de la délégation. Compte tenu de cette décision anachronique, en ma qualité du Président du REVE, j’ai insisté pour que la délégation composée de trois membres soit reçue.

Un refus catégorique nous a été opposé par la Ministre de la Fonction Publique. Qu’est ce qui a motivé cette décision inattendue  de la par de la Ministre? 

Devant cette attitude peu courtoise et intransigeante de la part de la Ministre, nous avons décidé de nous retirer purement et simplement, car nous estimons que le comportement est inadmissible de la part d’un ministre de la République dans un Etat de droit. Il est hors de question d’accepter ce diktat.

Si la Ministre n’a aucune information relative au dossier des fonctionnaires, elle peut la signifier aux membres de la délégation.

C’est pourquoi, par rapport à son comportement qui frise le mépris à l’endroit des responsables du REVE  nous:

ü condamnons du reste  ce comportement,

ü exigeons des excuses officielles de la part de Madame la Ministre,

ü réitérons notre souhait d’obtenir l’audience sollicitée pour la délégation du REVE.

Ainsi, tout voile d’incompréhension entourant cette audience pourra être levé.

     

Nouakchott, le 08 Mars 2012

 

Le Président.

Lô Souleymane

Aminétou Mint El Moktar met en cause le programme d’éradication des séquelles de l’esclavage

Aminétou Mint El Moktar, présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF)

La présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) Aminétou Mint El Moktar a mis en cause, mardi, dans l’après-midi, le programme d’éradication des séquelles de l’esclavage géré par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile.

Pour Aminétou Mint El Moktar, qui s’exprimait lors d’une conférence organisée sur la « traite des personnes et l’esclavage », à l’Institut Français de Mauritanie (IFM),  le programme d’éradication des séquelles de l’esclavage « n’a absolument rien servi ».

« Les séquelles de l’esclavage sont très fortes. Les anciens esclaves sont dans une situation de pauvreté et de précarité car ne disposant suffisamment pas de capitaux pour se libérer », a expliqué Aminétou Mint El Moktar.

La présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) a plaidé en faveur du transfert du programme d’éradication des séquelles de l’esclavage aux organisations de la société civile évoluant dans le domaine de la lutte contre l’esclavage ou à défaut de « participer à la conception, à la planification, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation » de ce projet.

Le programme d’éradication des séquelles de l’esclavage a été élaboré par Mohamed Lemine Ould Dadde après sa nomination au poste de Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile dans le gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf après l’accession au pouvoir du général Mohamed Ould Abdel Aziz en août 2008.

Edité par leducdejoal

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Communiqué du Conseil des ministres du 23 février 2012

Le Conseil des Ministres s’est réuni jeudi 23 Février 2012 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

– Projet de décret abrogeant certaines dispositions du décret n° 2006-126 du 04/12/2006 portant statut des enseignants chercheurs universitaires et hospitalo-universitaires.

Le projet de décret abroge les dispositions des articles 87 du décret 2006-126 portant statut des Enseignants chercheurs universitaires et hospitalo-universitaires afin de permettre aux intéressés de recouvrer l’avancement, le reclassement et la titularisation en attendant l’application des dispositions relatives au reversement des fonctionnaires dans les différents grades correspondants.

– Projet de décret fixant le régime spécifique des concours de recrutement des enseignants de l’enseignement supérieur. Le projet de décret abroge les dispositions de l’article 28 du décret 2006-126 portant statut des Enseignants chercheurs universitaires et hospitalo-universitaires et permet ainsi de remédier aux insuffisances constatées et d’apporter des améliorations significatives au mode de recrutement de ce personnel et à la gestion de sa carrière.

– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Fonds de Garantie Automobile. Le projet de décret met en application les dispositions prises par l’article 345 de la loi 93-040 du 20 juillet 1993 portant code des assurances ; il est relatif à la création et aux modalités de fonctionnement d’un Fonds de Garantie Automobile. Le Fonds de Garantie qui assure une mission d’intérêt général qui permet l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation pour lesquels le responsable est inconnu ou n’est pas assuré, n’avait jamais été mis en place malgré son importance sociale.

Le Premier Ministre a présenté une communication relative à l’état d’avancement du Programme Emel 2012 à Nouakchott et à l’intérieur du pays.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Santé a présenté une communication relative à l’institutionnalisation de la médecine traditionnelle. La communication présente la situation et fait l’état des lieux de la médecine traditionnelle dans le pays.

Enfin le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de la Justice:
Etablissements Publics:

Centre d’Accueil et de Réinsertion Sociale des Enfants en Conflit avec la loi:
Directeur: Mohamed Vall Ould Youssouf, précédemment cadre au Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports.

Ministère de l’Equipement et des Transports:
Administration Centrale:

Direction des Etudes, de la Programmation et de la Coopération:
Directeur: Mohamed Lemine Ould Mokhtar Mbaba, Ingénieur Génie Civil, précédemment Directeur Adjoint des Infrastructures.

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Confessions d’un jeune adolescent de 15 ans arrêté et détenu en compagnie des étudiants de l’Université de Nouakchott

Le 12 février 2012, vers 18h, alors qu’il s’apprête à quitter son lieu de travail situé à la Médina 3, deux policiers en civil se pointent à son nez, l'embarquent à bord de leur voiture et le conduisent au commissariat de police de Ksar1

Alassane Diallo, 15 ans, fait curieusement  partie des 24 étudiants qui ont été appréhendés par la police dans le cadre de l’affaire des deux bus incendiés de la Société des Transports Publics. Il a été libéré  mardi matin en compagnie de 18 étudiants dont la secrétaire générale adjointe du Syndicat National des Etudiants de Mauritanie Khadijétou Ngaidé.

Le 12 février 2012, vers 18h, alors qu’il s’apprête à quitter son lieu de travail situé à la Médina 3, deux policiers en civil se pointent à son nez. Dans un premier temps, il a cru d’abord qu’ils étaient venus le solliciter pour les besoins d’un dépannage.

« A aucun moment de notre conversation, je n’ai pas soupçonné qu’ils étaient venus me prendre et me conduire au commissariat de police de Ksar1 », explique Alassane Diallo, technicien en électronique, qui ne tardera pas à prendre conscience de la situation dans laquelle, il s’est subitement retrouvé.

« Ils ont commencé à me poser des questions. Puis, ils se sont mis à me donner des paires de giffles et des coups de poing. Ils m’ont accusé de faire partir de ceux qui ont incendiés les bus de l’Etat. Ils m’ont intimidé l’ordre d’avouer mon inculpation. Je n’ai pas cédé à leur tentative d’intimidation. Ils ne se sont pas privés ni gênés de me frapper. Ils nous empêchaient souvent de ne pas prendre nos repas », confie Alassane Diallo.

Selon lui, avant l’ouverture de leur procès ce mardi, au Palais de Justice, le directeur régional de la sûreté de Nouakchott leur aurait dit de ne pas avouer, devant le Procureur de la République, qu’ils ont été maltraités par la Police.

Edité par leducdejoal

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